La RFID

LA RFID ET SES COMPOSANTS

L'identification Radiofréquence (RFId) est une technologie d'identification automatique apparue dans les années 1950 mais dont l'émergence est relativement récente.

Cette technologie est basée sur l'émission de champs électromagnétiques réceptionnés par une antenne couplée à une puce électronique (transpondeur ou tag). Le champ sert de vecteur à l'information entre la puce et son lecteur, ainsi qu'à l'énergie d'activation de ces puces.

Une application d'identification automatique radio fréquence se compose donc d'un lecteur qui transmet un signal selon une fréquence déterminée vers une ou plusieurs étiquettes radio situées dans son champ de lecture.

Celles-ci transmettent en retour un signal. Lorsque les étiquettes sont "réveillées" par le lecteur, un dialogue s'établit selon un protocole de communication prédéfini et les données sont échangées.

RFID - Principe

L'étiquette électronique est un support d'informations qui combine le traitement d'un signal et le stockage des données. Il est constitué d'un circuit électronique (ou « circuit intégré »), diffusé sur un circuit imprimé et couplé à une antenne.

Souvent appelées "transpondeur" (TRANSmitter/resPONDER) à cause de leurs fonctions de réponse et d'émission, l'étiquette - radio ou tag répond à une demande transmise par le lecteur et concernant les données qu'elle contient. La mémoire d'un transpondeur comprend généralement une ROM (Read Only Memory), une RAM (Random Access Memory) ainsi qu'une mémoire programmable non volatile pour la conservation des données selon le type et le degré de complexité du produit. La mémoire ROM contient les données de sécurité ainsi que les instructions de l'OS (Operating System) de l'étiquette en charge des fonctions de base telles que le délai de réponse, le contrôle du flux de données, et la gestion de l'énergie. La mémoire RAM est utilisée pour les stockages temporaires de données pendant les processus d'interrogation et de réponse. L'énergie nécessaire au fonctionnement du tag est fournie soit par une pile interne (ou batterie) pour les tags actifs ou semi-actifs, soit téléalimenté par le champ électro-magnétique émis par le lecteur (tags passifs).

La base station émet des ondes radio dans un espace de quelques centimètres à plusieurs dizaine de mètres, selon la puissance de l'alimentation et la fréquence radio utilisée. Quand une étiquette RF passe dans le champ électromagnétique, elle détecte le signal de la base station. Le lecteur lit les données encodées dans le transpondeur et celles-ci sont envoyées au serveur pour être traitées. La base station peut également participer au traitement du signal ainsi qu'au contrôle de parité, à la détection et à la correction d'erreurs.

Un système RFID permet donc d'écrire, de stocker et d'effacer de l'information sur la puce électronique du tag. En plus du transfert de données sans contact, la communication via l'antenne, permet également, des transferts sans visibilité entre le lecteur et l'étiquette au travers de matériaux opaques à la lumière, cette lecture pouvant s'effectuer simultanément sur plusieurs étiquettes.

Les différents systèmes RFID sont caractérisés principalement par leur fréquence de communication. Cependant, outre cette fréquence porteuse, d'autres caractéristiques définissent également les étiquettes RFID et constituent la base de leurs spécifications :

  • l'origine et la nature de l'énergie
  • la distance de lecture
  • la programmabilité
  • la forme physique
  • la taille mémoire
  • les propriétés du packaging (matériau)
  • le nombre de tags lus simultanément (anti-collision)
  • et bien sur le coût

LES FREQUENCES DE COMMUNICATION

L'antenne du transpondeur est le moyen par lequel il procède à la détection du champ ainsi qu'à la transmission de sa réponse à l'interrogation. Elle émet des signaux radio pour l'activer, lire et écrire des données. L'antenne est également intégrée à la base station pour devenir un lecteur qui peut être configuré comme un équipement fixe ou mobile. Elle est donc le lien entre le transpondeur et la base station. Le champ électromagnétique produit par une antenne peut être maintenu de manière continue ou bien activé par un capteur si l'interrogation n'est pas requise de manière constante

Le dialogue entre le tag et le lecteur est régit par un protocole de communication dont la principale caractéristique est la fréquence radio d'échange.

Plusieurs fréquences de communication cohabitent au sein de la technologie RFID, les principales sont:

< 135 KHz   13.56 MHz   863 à 915 MHz    2.45 GHz

Sachant que chaque pays conserve la possibilité d'affecter ces fréquences à d'autres usages spécifiques avec également des puissances d'émission différentes.

LES NORMES

La RFID suscite de plus en plus d'intérêt et dans des termes de plus en plus justes : la disponibilité des informations s'élargit, les analyses des bénéfices que l'on peut attendre de son utilisation dans n'importe quel milieu professionnel se multiplient et l'on évalue les possibilités techniques liées à chacune de ses nombreuses versions. Dans le même temps, les normes internationales relatives à cette technologie sont en passe d'être entièrement définies, une exigence fondamentale pour sa réelle diffusion dans le monde et son utilisation comme instrument d'identification. Voici donc notre point sur la situation, autant que possible complet, sur les standards internationaux, tant du point de vue technique que de leurs applications, avec en prime les références opportunes aux normes internationales

Pour une interopérabilité, les équipement RFID (lecteurs et tags) doivent impérativement être normalisés quant à leur mode de fonctionnement soit, pour une fréquence d'utilisation donnée, que n'importe quel tag soit lu par n'importe quel lecteur. On parle alors de protocole de communication.

La normalisation des protocoles de communication entre tags et lecteurs s'inscrit dans le cadre d'un comité technique commun à l'ISO (International Organization for Standardization) et à l'IEC (International Electrotechnical Commision): le JTC1 couvrant les technologies de l'information. Le sous-comité qui nous intéresse est le SC31 relevant de l'identification automatique et des techniques de saisies de données.

Ce sous comité gère au niveau international le transfert d'informations (commentaires, propositions, votes ...) entre l'ensemble des commission nationales des pays membres. Pour la France, l'organisme porteur de cette Commission de Normalisation (CN31) est l'AFNOR (Association Française de Normalisation).

Les normes relatives au protocoles de communication (air-interface) ont pour désignation:

  • ISO 18000-1 : le vocabulaire
  • ISO 18000-2 : pour des fréquences de communications inférieures à 135 KHz
  • ISO 18000-3 : pour une fréquence de fonctionnement à 13,56 MHz
  • ISO 18000-4 : pour une fréquence de 2,45 GHz
  • ISO 18000-6 : pour des fréquences comprises entre 860 et 930 MHz
  • ISO 18000-7 : pour un fonctionnement en 433 MHz

Nos Partenaires